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Une couture qui lâche, une bretelle de sac arrachée ou une bâche déchirée peuvent rapidement devenir pénibles sur le terrain. Un petit kit de couture correctement composé permet de réparer provisoirement les vêtements, sacs à dos, chaussures légères, tentes et équipements textiles.
Le matériel indispensable
Les petites trousses contenant cinquante couleurs de fil et des ciseaux capables de couper uniquement l’air ambiant sont rarement adaptées à un sac d’évacuation. Il vaut mieux composer soi-même un kit compact avec du matériel réellement utilisable.
- Plusieurs aiguilles classiques pour les vêtements
- Deux aiguilles épaisses pour les sangles et les tissus lourds
- Une aiguille courbe pour les réparations difficiles d’accès
- Du fil polyester noir, blanc, gris et beige
- Du fil poissé solide pour le cuir, les chaussures et les sangles
- Un dé métallique
- Une paire de petits ciseaux solides
- Un découd-vite
- Des épingles de sûreté de différentes tailles
- Quelques boutons de rechange
- Des morceaux de tissu résistant pour réaliser des renforts
- Des rustines autocollantes pour les équipements en nylon
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L’alêne de couture pour les réparations lourdes
Une alêne de couture permet de travailler sur une chaussure, une ceinture, une sangle épaisse ou plusieurs couches de toile. Certains modèles possèdent une bobine intégrée et réalisent un point solide proche de celui d’une machine à coudre.
C’est un outil particulièrement intéressant dans un véhicule, un atelier autonome ou un sac destiné à rester plusieurs jours sur le terrain. Il est plus lourd qu’une simple aiguille, mais lorsqu’une bretelle de sac décide de prendre son indépendance, on apprécie de l’avoir sous la main.
Voir les alênes de couture sur Amazon : Alênes et fils poissés
Réparer les tissus techniques
Une couture classique n’est pas toujours adaptée aux doudounes, tentes, vêtements imperméables et sacs en nylon enduit. L’aiguille crée de nouveaux trous et peut aggraver une petite déchirure. Pour ces matériaux, quelques rustines autocollantes découpables sont souvent plus efficaces.
La zone doit être propre et sèche. On arrondira les angles de la rustine afin qu’ils se décollent moins facilement, puis on exercera une pression ferme pendant quelques instants. Pour une réparation durable, une couture de renfort pourra être réalisée plus tard si le matériau le permet.
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Préparer un kit compact
Le matériel peut tenir dans une petite boîte rigide ou une pochette à fermeture éclair. Les aiguilles seront rangées dans un étui afin d’éviter de les chercher au toucher au fond du sac, expérience généralement brève mais mémorable.
Le fil peut être enroulé autour de petites cartes plutôt que transporté sur de grosses bobines. Quelques morceaux de jean, de toile et de nylon permettront de renforcer une réparation. Une longueur de ruban adhésif textile complète utilement l’ensemble, notamment lorsque la couture doit attendre un endroit plus calme.
Les points à connaître
Un kit ne sert pas à grand-chose si personne ne sait enfiler une aiguille. Il suffit pourtant de maîtriser quelques gestes simples avant le départ.
- Le point avant pour une réparation rapide
- Le point arrière pour obtenir une couture plus résistante
- Le point de surjet pour empêcher un tissu de continuer à s’effilocher
- La pose d’une pièce de renfort derrière une déchirure
- La fixation solide d’un bouton
Dix minutes d’entraînement à la maison évitent de découvrir la couture sous la pluie, avec les doigts gelés et la moitié du contenu du sac répandue sur le chemin.
Composer son kit de couture d’urgence
Aiguilles, fils solides, alêne et rustines pour réparer vêtements et équipements
Évacuer à pied permet de contourner un embouteillage, une route coupée ou un véhicule immobilisé. Cela ne signifie pas que la marche soit toujours la solution la plus sûre. Lors d’une inondation, d’un incendie ou d’un accident industriel, sortir peut au contraire exposer directement au danger. La première règle reste donc de connaître la menace et de suivre les consignes d’évacuation ou de mise à l’abri.
La marche doit surtout être considérée comme une solution de repli. Même lorsque l’évacuation commence en voiture, chaque groupe devrait être capable de récupérer quelques sacs et de poursuivre sans le véhicule.
Partir à pied, mais pour aller où ?
Évacuer ne consiste pas à marcher au hasard jusqu’à rencontrer une cabane providentielle. Une destination, un itinéraire principal et plusieurs solutions de rechange doivent être prévus avant le départ.
- Définir une destination accessible aux membres les moins mobiles du groupe
- Repérer les routes, chemins, dénivelés et passages difficiles
- Identifier les points d’eau sans compter aveuglément sur leur disponibilité
- Conserver une carte sur papier et une cartographie hors ligne
- Prévoir des lieux de pause et un point de regroupement
- Adapter le départ à la météo et à la nature du danger
Une distance facile lors d’une promenade du dimanche peut devenir très différente avec un sac, un enfant fatigué, de la pluie et une nuit passée dehors.
Combien peut-on réellement porter ?
La Fédération française de la randonnée pédestre recommande de ne pas dépasser environ 20 % du poids du porteur pour une randonnée itinérante. Une personne de 80 kg devrait donc rester autour de 16 kg. Cette valeur constitue déjà une limite haute et non un objectif à atteindre.
Dans une situation d’évacuation, un sac plus léger permet de conserver de la vitesse, de l’équilibre et de la vigilance. Les paquetages militaires de 25 ou 30 kg peuvent être portés par des personnes entraînées, mais ils ne constituent pas une référence raisonnable pour une famille peu habituée à marcher.
Le meilleur moyen de connaître sa limite reste de parcourir plusieurs heures avec le sac réellement chargé. Le premier essai ne devrait pas avoir lieu au moment où la route brûle derrière vous.
Le contenu du sac d’évacuation
Chaque personne autonome doit disposer de son propre sac. Les équipements vitaux ne doivent pas tous être confiés au porteur le plus solide, car une chute, une séparation ou une blessure pourrait priver tout le groupe du même matériel.
- Les documents essentiels protégés dans une pochette étanche
- Les médicaments personnels et une trousse de premiers secours
- Une réserve d’eau et un moyen adapté de traitement
- Des aliments énergétiques ne nécessitant pas de cuisson
- Une protection contre le froid, la pluie et le soleil
- Une lampe frontale avec des piles de rechange
- Un téléphone, un câble et une batterie externe
- Une radio compacte lorsque la situation le justifie
- Une carte, une boussole et les coordonnées de la destination
- Quelques produits d’hygiène et du papier toilette
- Un outil multifonction et de quoi effectuer une petite réparation
Le kit officiel de 72 heures recommande notamment six litres d’eau par personne. À pied, cette réserve représente déjà six kilogrammes. L’eau doit donc être répartie entre les porteurs tout en prévoyant des possibilités réalistes de ravitaillement. Une source dessinée sur une carte n’est pas une promesse de potabilité.
Répartir la charge dans le groupe
Les adultes les plus solides peuvent porter une part du matériel collectif, mais chacun doit conserver un minimum d’autonomie. Une personne ne devrait pas se retrouver sans eau, sans vêtement chaud et sans éclairage parce que le sac principal se trouve cinquante mètres derrière elle.
Les enfants peuvent porter un petit sac adapté à leur taille avec quelques affaires légères. Les médicaments, l’eau principale et le matériel collectif restent sous la responsabilité des adultes. Pour les personnes âgées, blessées ou peu entraînées, la distance et la vitesse doivent être calculées selon leurs capacités, pas selon celles du marcheur le plus enthousiaste.
La charrette d’évacuation
Une petite charrette à grandes roues peut transporter davantage de matériel et soulager le dos. Elle peut également accueillir ponctuellement un jeune enfant fatigué. Elle reste intéressante sur une route, une piste ou un chemin relativement régulier.
Elle devient toutefois encombrante dans les escaliers, la boue, les fortes pentes, les sous-bois ou les passages étroits. Une charrette chargée comme une remorque agricole peut immobiliser tout le groupe au premier arbre couché.
Un modèle destiné à l’évacuation devrait être :
- Assez étroit pour franchir une porte ou un passage resserré
- Équipé de roues suffisamment grandes pour les chemins
- Stable avec un centre de gravité bas
- Facile à tirer par une seule personne
- Rapidement déchargeable et abandonnable
Le matériel indispensable doit rester dans les sacs ou dans de petites pochettes individuelles. La charrette transporte en priorité les réserves supplémentaires, les couchages et les affaires des enfants. Si elle doit être abandonnée, le groupe doit pouvoir continuer immédiatement.
Les pieds décident de la distance
Les chaussures doivent être déjà portées et adaptées au terrain. Une paire neuve sortie de sa boîte le jour du départ peut transformer une évacuation en concours d’ampoules avant la fin du premier après-midi.
- Prévoir plusieurs paires de chaussettes adaptées
- Garder les pieds aussi secs que possible
- Traiter immédiatement les zones de frottement
- Emporter quelques pansements pour ampoules
- Faire des pauses avant l’épuisement
Se déplacer sans s’épuiser
La marche de jour facilite l’orientation, l’observation du terrain et la détection des obstacles. Un déplacement nocturne peut parfois réduire l’exposition à la chaleur, mais il augmente les risques de chute, d’erreur d’itinéraire et de séparation. Ce choix dépend du terrain, de la météo et du danger rencontré.
Le groupe doit avancer à la vitesse de son membre le plus lent, rester compact et éviter les raccourcis improvisés. Les cours d’eau en crue, les ponts endommagés et les zones interdites ne doivent pas être franchis pour gagner quelques kilomètres.
Tester avant d’en avoir besoin
Une évacuation à pied doit être répétée avec les véritables sacs, les chaussures prévues et, le cas échéant, la charrette. Cet essai permet de découvrir les sangles mal réglées, les objets inutiles, les problèmes de chaussures et les distances trop ambitieuses.
Le but n’est pas d’emporter toute la maison sur son dos. Il faut rejoindre une zone plus sûre avec le groupe encore capable de réfléchir, de s’orienter et de s’adapter. En évacuation à pied, quelques kilogrammes abandonnés avant le départ valent souvent plusieurs kilomètres gagnés ensuite.
Bien choisir son matelas de bivouac
Une première question de vocabulaire : matelas ou tapis de sol ?
Que l’on soit en randonnée, en bivouac ou en situation d’urgence, le tapis de sol désigne normalement la partie de la tente en contact avec le terrain. Ce sur quoi vous dormez est donc un matelas.
Et la différence n’est pas seulement une question de vocabulaire : un bon matelas améliore considérablement le confort, mais surtout l’isolation thermique. Votre dos vous remerciera également au réveil.
À quoi sert le matelas ?
Le matelas remplit deux fonctions essentielles : vous isoler du sol et vous apporter un minimum de confort.
Lorsque vous êtes couché dans votre sac de couchage, l’isolant situé sous votre corps est comprimé par votre poids. Il perd donc une grande partie de son efficacité. Le matelas devient alors votre principale protection contre les pertes de chaleur par conduction vers le sol.
Un excellent sac de couchage utilisé sur un mauvais matelas peut donc se révéler beaucoup moins efficace que prévu.
La deuxième fonction est évidemment le confort. La nature n’a pas toujours prévu une belle couche d’herbe tendre à l’endroit où vous souhaitez dormir. Cailloux, racines, sol dur et irrégulier peuvent rapidement transformer une nuit de repos en punition.
L’isolation thermique
L’isolation devient particulièrement importante lorsque le sol est froid. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte.
- La température du sol : elle ne correspond pas forcément à celle de l’air. Une nuit à -10 °C ne donnera pas le même sol après une journée ensoleillée à 10 °C qu’après plusieurs jours de gel.
- La nature du terrain : roche, gravier, terre, herbe ou neige ne conduisent pas la chaleur de la même manière.
- La compacité : à température égale, un sol meuble et contenant de l’air aura généralement tendance à moins absorber votre chaleur qu’une surface minérale compacte.
La R-Value
La R-Value indique la résistance thermique d’un matelas. Plus cette valeur est élevée, plus le matelas limite les pertes de chaleur vers le sol.
C’est aujourd’hui l’un des meilleurs critères pour comparer deux matelas destinés au bivouac. La R-Value ne renseigne cependant pas sur le confort, la solidité ou le poids du produit : uniquement sur ses performances thermiques.
Le confort de couchage
Que vous disposiez d’un matelas haut de gamme ou d’un modèle premier prix, le choix de l’emplacement reste primordial.
Un matelas épais absorbera une partie des petites irrégularités du terrain, mais il ne corrigera pas une grosse pierre sous les reins, une racine sous l’épaule ou une pente qui vous fera glisser toute la nuit.
Avant d’installer complètement votre bivouac, posez simplement votre matelas à l’endroit choisi et allongez-vous dessus quelques secondes. Ce petit test peut vous éviter une nuit particulièrement désagréable.
Les différents types de matelas
Les matelas en mousse
Avantages :
- Prix réduit
- Poids généralement faible
- Imperméabilité pour les mousses à cellules fermées
- Pratiquement increvables
- Aucune valve ni mécanisme
- Fonctionnent à toutes les altitudes
- Très grande fiabilité
Inconvénients :
- Confort assez rudimentaire
- Isolation limitée sur les modèles basiques
- Volume important une fois roulés ou pliés
On rencontre principalement deux grandes familles de mousses.
Les mousses à cellules ouvertes
Il s’agit généralement de mousses épaisses et très souples. Elles sont peu coûteuses mais assez mal adaptées au transport dans un sac.
Elles sont volumineuses, relativement fragiles et peuvent absorber l’humidité. Elles peuvent néanmoins être intéressantes pour constituer des couchages de fortune dans une BAD ou un abri permanent.
Pour un BOB ou un équipement destiné à être transporté à pied, elles présentent peu d’intérêt.
Les mousses à cellules fermées
Les mousses de type Evazote sont plus denses, beaucoup plus solides et n’absorbent pratiquement pas l’eau.
Elles représentent généralement le meilleur choix parmi les matelas mousse destinés à l’outdoor.
Certains modèles possèdent une surface alvéolée ou ondulée. Ces reliefs augmentent légèrement l’épaisseur effective, emprisonnent de l’air et améliorent le confort sans augmenter fortement le poids.
Les matelas autogonflants
Avantages :
- Bon compromis entre confort et encombrement
- Bonne isolation
- Mise en œuvre relativement simple
Inconvénients :
- Prix supérieur à celui d'une simple mousse
- Plus lourds qu'ils n'en ont parfois l'air sur les fiches commerciales
- Risque de crevaison
- Nécessitent davantage de précautions de stockage
Un matelas autogonflant est constitué d’une enveloppe étanche contenant une mousse de polyuréthane à cellules ouvertes.
Lorsque la valve est ouverte, la mousse reprend progressivement sa forme et aspire de l’air à l’intérieur du matelas. Une fois celui-ci déployé, on ferme la valve.
Pour le ranger, on ouvre la valve puis on roule le matelas en comprimant la mousse afin d’en expulser l’air.
Pour un stockage prolongé, il est préférable de conserver un autogonflant déroulé, valve ouverte. Le maintenir compressé pendant de longues périodes peut diminuer la capacité de la mousse à reprendre correctement sa forme.
Il est également préférable d’éviter d’insuffler régulièrement de l’air humide avec la bouche dans certains modèles. Une pompe ou un sac de gonflage permet de limiter l’introduction d’humidité à l’intérieur.
Un point important doit être retenu : autogonflant ne signifie pas increvable. Si l’enveloppe est percée, la mousse interne conservera un peu d’épaisseur, mais les performances et le confort seront fortement dégradés.
Les matelas gonflables
Avantages :
- Très compacts une fois rangés
- Excellent confort
- Faible poids sur certains modèles modernes
- Isolation élevée sur les modèles spécifiquement conçus pour le froid
Inconvénients :
- Risque de crevaison
- Prix parfois élevé
- Dépendance totale à l’étanchéité de l’enveloppe
- Nécessité de gonfler le matelas à chaque utilisation
Nous sommes aujourd’hui très loin des anciens matelas pneumatiques en coton caoutchouté. Les modèles modernes destinés à la randonnée sont devenus extrêmement compacts et légers.
Attention toutefois : une grosse épaisseur d’air ne signifie pas automatiquement une bonne isolation. Si l’air peut circuler librement à l’intérieur du matelas, des mouvements de convection peuvent transporter la chaleur vers le sol.
Les modèles destinés aux basses températures utilisent donc différentes solutions : cloisons internes, fibres synthétiques, mousse ou films réfléchissants.
Et les solutions improvisées ?
En situation d’urgence, il n’est évidemment pas obligatoire de disposer d’un matelas spécialement conçu pour le bivouac.
De nombreuses solutions peuvent améliorer l’isolation avec ce que l’on possède déjà : pare-soleil de voiture, mousse d’emballage, isolant multicouche, cartons, couvertures pliées, végétation sèche ou autres matériaux disponibles.
Une simple bâche protège de l’humidité mais apporte très peu d’isolation thermique.
Et il existe également une solution encore plus légère : ne rien emporter.
Sur certains terrains secs et meubles, un couchage sans matelas reste envisageable. Mais dès que le sol devient froid, humide ou rocheux, quelques centaines de grammes d’isolation deviennent rapidement beaucoup plus intéressants que quelques centaines de grammes économisés dans le sac.
À retenir
Le matelas est souvent considéré comme un simple accessoire de confort. C’est une erreur.
Dans un système de couchage destiné au bivouac ou à l’urgence, le sac de couchage vous protège principalement de l’air froid tandis que le matelas vous protège du sol.
Les deux fonctionnent ensemble.
Le meilleur choix dépendra donc toujours du même compromis : température prévue, poids transportable, encombrement, confort recherché et surtout fiabilité nécessaire.